Les fourmis de Bernard Werber (1991)

 
 

Le temps que vous lisiez ces lignes 40 humains et 700 millions de fourmis seront nés sur terre.

Avec Les Fourmis, premier tome d’une trilogie culte rédigé de ses 16 ans à ses 30 ans, Bernard Werber nous offre une plongée passionnante dans deux univers aussi attenants que distincts, le monde des humains et celui des fourmis. On découvre une nouvelle société avec sa hiérarchie sociale originale, son langage, son art de la guerre et même sa propre notion de l’espace temps ! Vous ne regarderez plus jamais les fourmilières de la même façon.

Le récit alterne entre deux chemins croisés, celui de la 327ème fourmi de la tribu des Bel-o-kan qui doit avertir son groupe de l’arrivée d’une nouvelle arme secrète utilisée par leurs ennemis, dont les espions sont prêts à tout pour lui mettre des bâtons dans les mandibules et celui de Jonathan Wells, nouveau propriétaire d’une maison léguée par son vieil oncle entomologiste qui lui a formellement interdit l’accès à la cave...

Roman de philosophie-fiction, Les Fourmis interroge forcément notre place dans l’univers : si les fourmis ont créé une forme aussi aboutie de société sans avoir réellement conscience de la présence humaine, sommes-nous les fourmis de quelqu’un d’autre ? L’histoire est avant tout un polar unique dans lequel on ne s’ennuie pas une seule seconde. Les coeurs fragiles feraient mieux de s’abstenir, le suspens vient frapper à chaque page. Les amateurs de série quant à eux devraient se régaler tant Bernard Werber maîtrise l’art du cliffhanger

Lucas Aubry

 
 
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Lisa Marguenot