De corps et de Jessica : à la découverte de Jessica Chabert

 
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Jessica Chabert est une artiste. Elle vit aujourd’hui à Paris après plusieurs années dans le sud de la France.

Jessica Chabert est aussi une artisan. Et comme elle le certifie si bien, « l’un ne va pas sans l’autre ».

Ayant une formation de bijoutière, elle finalise son apprentissage à l’école Boulle (l'une des 4 écoles d'art publiques de la ville de Paris, spécialisée dans les métiers d'art), de laquelle elle sort diplômée en juin 2017. Peu après, une de ses pièces de diplôme est sélectionnée pour le concours du Prix Mathias, destiné à encourager de jeunes créateurs dans le domaine des métiers d'art. Jessica est deuxième lauréate. Sa pièce est exposée au Musée des Arts Décoratifs de la ville de Paris.

Son identité est perceptible si bien dans ses bijoux que dans ses illustrations : l’art de Jessica est reconnaissable.

La couleur, le trait, l’aplat forment les caractéristiques plastiques et esthétiques de son travail d’artiste. Le corps, les membres, les visages constituent les sujets de son étude, en volume pour les bijoux et à plat pour les illustrations. L’énigme, l’humour, la haine, animent sa production.

 
 
C’est mon travail d’artiste qui me donne plus de liberté dans mon travail d’artisan, et mon travail d’artisan qui me donne plus de possibilités dans mon travail d’artiste.
— Jessica Chabert

Tout son univers artistique est dynamisé par une production considérable de dessins et de peintures. Jessica étudie le corps. Elle détruit la notion de sexe en créant des êtres universels. Elle dessine des intestins, ou des crânes. Chaque image est l’intermédiaire de la gêne et de l’admiration.

Jessica compose ses bijoux, comme elle met en scène ses illustrations. Au premier abord, boyaux et mains coupées ont l’air très trash, mais la poésie et la sensibilité de la jeune femme se ressentent à mesure que l’on observe son art.

Jessica s’amuse avec les personnes qu’elle rencontre pour donner vie à ses dessins. Amoureuse de l’art mexicain, elle évoque le travail de Frida Kahlo, qu’elle considère énormément, dans sa mise à nu éminemment présente au sein de ses créations.

De corps et de Jessica, de passion et de peurs, de bleu, vert, rouge et jaune, du pop art à l’introspection psychanalytique : la découverte de Jessica Chabert.

 

Par Solène Bisaga, publié le 17/04/2019

 
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